1/ Ladji a été éliminé en ½ finale pour un centième de seconde. Qu’est-ce que vous auriez envie de lui dire ?
Ça doit être difficile de trouver les bons mots à ce moment-là, il est champion du monde en titre, c’est un vrai guerrier, il sera rebondir très vite. Je suis sûr qu’à Pékin, il aura à cœur de remettre les choses à leur place.
2/ Ladji dit avoir commis une faute professionnelle, du fait qu’il s’est laissé surprendre par le retour du couloir 2, qu’il ne surveillait pas, de Serhiy Demydyuk, qu’en pensez-vous ?
Il a parlé sur le coup de la déception. Il a donné tout ce qu’il avait en lui jusqu’au bout. Je pense que c’est le plus important pour ne rien avoir à se reprocher et ne rien regretter.
3/ Romain est qualifié pour la finale. Pensez-vous qu’il puisse accrocher un podium ?
Evidemment, il a une possibilité. Il prend la médaille d’argent l’an dernier aux Europe, je pense que le concours sera serré et à la perche, la stratégie est importante. Cette saison, il a fait de belles performances, il n’a pas eu de blessures importantes et il a abordé la saison avec un gros retard. Je pense que Romain peut faire quelque chose de très bien et je lui souhaite toute la réussite possible.
4/ Leslie fait 5ème de la finale du 400m. Pouvez-vous nous commenter sa course ?
Leslie fait une course quasiment parfaite avec des lièvres de luxe tels que les américains. Wariner lui met la pression dès le départ, l’incitant à partir très vite. Leslie a su bien résisté ; après les 250 premiers mètres, il s’accroche, il résiste au passage des américains dans la dernière ligne droite. Il a donné tout ce qu’il avait, il est resté dans la course jusqu’à la dernière ligne droite et il signe encore un bon chrono.
5/ Le podium du 400 est américain. Les athlètes américains abordent la compétition, sûrs d’eux, on a l’impression que rien ne les arrête. Y a-t-il une différence dans la préparation psychologique entre les européens et eux ?
Je ne sais pas comment se préparent les américains sur 400 mètres mais ils sont forts. Ce n’est pas une surprise car Wariner domine la discipline depuis plusieurs années maintenant. Je ne connais pas leur programme d’entraînement mais ils ont confiance en eux et ils ne laissent pas de place au doute.
6/ Pensez-vous que Jérémy Wariner puisse battre le record de Michael Johnson ?
J’ai du mal actuellement à voir où peuvent être ses limites. Il domine la discipline ; son record est à quelques centièmes de Michael Johnson maintenant.
7/ Les relais ont toujours souri à l’Equipe de France. Comment aborde-t-on une compétition d’équipe par rapport à une épreuve individuelle ?
Ce n’est pas du tout le même état d’esprit. Là, on n’a pas le choix, on n’est pas seul contre soi. Il y a des personnes qui comptent sur nous, on a une grosse responsabilité à l’égard des autres relayeurs, de l’Equipe de France et des français. Sur un relais tout peut arriver, donc il ne faut pas se poser de questions. Il faut courir sans rien lâcher. Il faut surtout tout donner jusqu’à la transmission du témoin. On n’a pas envie de décevoir, on court pour le maillot, pour le pays. Même quand on commence à fatiguer, l’engouement collectif te pousse à te dépasser.









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