- Troisième du 100 mètres de la finale du Tour mondial d'athlétisme dimanche à Stuttgart, Christine Arron avait déjà la tête en 2008, tirant un bilan "vraiment satisfaisant" d'une saison 2007 qui l'aura vue revenir au premier plan. Battue par les Américaines Carmelita Jeter (11.10) et Allyson Felix (11.15), la Guadeloupéenne "se satisfaisait" d'un chrono de 11.20 face à un vent défavorable (-0,6 m/s). "J'espérais mieux mais ce n'est pas si mal pour une dernière course. Je suis très heureuse de mon temps de réaction (0.158), sans doute mon meilleur cette saison", rigolait-elle. "Malheureusement, je n'ai pas été capable d'accélérer comme j'en ai l'habitude", expliquait-elle un rien fataliste. "Je vais tout faire pour, à commencer par résoudre mon problème de sommeil", poursuivait-elle. Souffrant de troubles du sommeil importants qui nuisent, entre autres, à sa récupération, la protégée de Stéphane Caristan va prochainement consulter un spécialiste. "Cette saison, je suis revenue au haut niveau, signant notamment un chrono de 11.04. Je me crois capable de beaucoup mieux", concluait-elle, optimiste pour la saison à venir qui débutera "normalement" par quelques compétitions en salle.
 
Egalement présent à Stuttgart, Mehdi Baala terminait lui son 1500 m en deuxième position en 3:38.35, derrière le Kenyan Daniel Komen. Epuisé, le double champion d'Europe mettait plusieurs dizaines de minutes à récupérer indiquant par gestes qu'il se sentait incapable de répondre aux sollicitations des journalistes. "Mehdi est allé au bout de lui-même pour sa dernière course. Il est carbonisé", expliquait son agent Alain Blondel.
 
Un peu plus tard dans la belle après-midi allemande, Bob Tahri terminait bon 4ème d'un 3000 m steeple à nouveau dominé par les Kenyans, Paul Koech en tête.
 
Quatrième et dernier Bleu en compétition dimanche au stade Gottlieb-Daimler, Ladji Doucouré finissait lui 5e du 110 m haies en 13.27 son meilleur chrono cette (maudite) saison. "C'est bien de finir sur un bon temps. Mais j'ai des regrets aujourd'hui (dimanche) car je me blesse sur la 5e haie et je ne peux finir ma course à fond", pestait Doucouré qui craignait souffrir d'une élongation de la cuisse gauche.